Author - admin

[ARTICLE DE PRESSE] Beauvois-en-Cambrésis : Printycolors lance Printybox, la boîte qui fait bonne impression

[Article sur l’entreprise PrintyColors publié dans le journal ‘ La Voix du Nord ‘ et sur leur page internet]

Beauvois-en-Cambrésis : Printycolors lance Printybox, la boîte qui fait bonne impression.

Leur démarche n’est pas forcément écologique. Elle serait même plutôt commerciale. Mais le résultat est là : en voulant faire du business, ils travaillent pour l’avenir de la planète. Ils ? Deux jeunes caudrésiens qui ont créé Printycolors, une entreprise qui vient d’installer au sein de la Ruche.

 Une jeune équipe, dynamique et ambitieuse, qui a fait forte impression.

Youness Delleme et Thomas Halluin, les deux fondateurs de Printycolors, Caudrésiens sont forts de leur jeunesse (25 et 32 ans), d’une intense formation commerciale et d’un sacré sens de la communication (voire du spectacle) : ils ont créé Printycolors en juillet de cette année.

Accueillis à la Ruche d’entreprises, ils y ont trouvé un local pour démarrer leur activité (un local déjà trop petit !), des conseils pour la gestion de leur société, « et un esprit de corps avec les autres entrepreneurs installés ici », commente Youness Delleme. Des conditions idéales pour mettre toutes les chances de leur côté.

De la chance, du culot « et une vision à long terme », tels semblent être les vecteurs d’un démarrage d’activité très fort.

Seulement quatre mois d’activité et déjà quatre salariés, un apprenti et un stagiaire. « Et certainement, très bientôt, deux salariés de plus ».

Auraient-ils trouvé la recette pour transformer le plomb en or ? Que nenni ! Leur bonheur et leur croissance, ils les trouvent dans les poubelles.

« La poubelle des uns fait le bonheur des autres », explique encore Youness Delleme. Car c’est de recyclage et de valorisation de solutions d’impression qu’ils vivent aujourd’hui.

Collecter les cartouches vides, leur donner une deuxième, troisième… septième vie, d’autres l’on déjà fait. Mais payer pour les récupérer, c’est novateur (lire ci-dessous).

Et puis, pourquoi s’arrêter aux cartouches ? Pas à cours d’idées, les jeunes entrepreneurs vont également développer un autre axe. « Nous récupérons aussi de vieux ordinateurs et les remettons en état de fonctionner. Certes, ils ne seront pas aussi performants que des ordinateurs neufs, mais ils permettront à des étudiants ou à des artisans… de pouvoir faire du traitement de texte avec un matériel dont le prix d’achat n’excédera pas les 100 € ! ».

Les idées ne manquent pas. « Il y en a plus dans six têtes que dans une », poursuit Thomas Halluin. Le plus dur, paradoxalement, étant de ne pas vouloir aller trop vite. « Il faut que nous puissions canaliser nos énergies et que nous prenions le temps dévaluer les risques de chaque évolution de notre entreprise ».

Ou comment aller vite et loin, mais… lentement ! P. M. (CLP)

Printycolors, rue Victor Watremez, 59157 Beauvois-en-Cambrésis.

03 66 72 57 99

www.printycolors.fr

La Printybox est une grosse boîte en carton (format poubelle), destinée à récupérer les cartouches et les toners d’encre issus des imprimantes. Las administrations (mairies, hôpitaux, écoles…) et les entreprises jettent souvent leurs cartouches dans la poubelle des déchets non recyclables. Et, au bout de la chaîne, ces cartouches sont détruites alors qu’elles pourraient avoir, comme les chats, jusqu’à 7 vies !

Guy Bricout, président de la communauté de communes du Caudrésis Catésis et Jean-Philippe De Ochandianod, directeur général des Ruches d’entreprises Nord de France, sont repartis avec une Printybox sous le bras lors de la présentation de l’entreprise.

Pour le premier, qui a trouvé les jeunes entrepreneurs « passionnants et passionnés », les mairies et les EPCI et autres administrations de la 4C doivent engager le processus de récupération des consommables informatiques.

Pour le second, la Printybox a toute sa place dans les Ruches de la région. Pour mémoire, la Ruche est un bâtiment qui accueille et héberge de jeunes sociétés (ateliers, bureaux…). Mais c’est également un lieu d’accompagnement administratif, commercial… Conseils, proximité, promiscuité avec d’autres entrepreneurs, mais également secrétariat, accueil téléphonique, tout est fait afin que le nouvel entrepreneur puisse mettre toute son énergie dans le développement de son activité. Mais la Ruche c’est également la possibilité de louer des bureaux ou des salles pour des séminaires, des entretiens individuels ou collectifs. Il en existe une dizaine dans le Nord.

Ruche du Cambrésis : 03 27 76 67 70. Fax : 03 27 85 96 04

Cartouches d’encre, mode d’emploi

Thomas Halluin explique : « Une cartouche d’encre nécessite 3,5 l de pétrole pour sa fabrication. Jeter une cartouche vide, c’est donc jeter le pétrole dans sa poubelle. Or, une grande majorité de cartouches sont recyclables et peuvent être utilisées jusqu’à 6 ou 7 fois ! » Ce qui n’est pas rien !

C’est pourquoi, outre le fait de les collecter, il propose de les racheter. « Certes, les gens ne feront pas fortune. Entre le coût de destruction des unes et le prix de la valorisation des autres, ce seront entre 5 et 15 euros restitués pour une Printybox pleine ».

Certes, mais ce sont 5 à 15 € qui seraient partis à la poubelle.

Sachant que ce sera également un prix d’achat moindre pour les cartouches remanufacturées.

Au bout du compte, on a… l’impression que tout le monde a à y gagner.

[Article sur l’entreprise PrintyColors publié dans le journal ‘ La Voix du Nord ‘ et sur leur page internet]

[ARTICLE DE PRESSE] Pourquoi jeter ce qui peut encore servir ?

[Article sur l’entreprise PrintyColors publié dans le journal ‘ La gazette ‘ et sur www.gazettenpdc.fr]

Youness Dellemme (à droite) et son équipe, telle qu’elle se présentait fin août. De droite à gauche : Jimmy, Marine, Théo (assis) et Thomas.

Youness Dellemme (à droite) et son équipe, telle qu’elle se présentait fin août. De droite à gauche : Jimmy, Marine, Théo (assis) et Thomas.

“Ma motivation me vient de ma mère. Elle ne voulait pas que l’on jette quelque chose qui pouvait encore servir.”

Et aujourd’hui, Youness Dellemme, 25 ans, est président d’une SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle), lancée le 1er juillet dernier. Elle s’appelle Printycolors. Afin de mettre toutes les chances de son côté, le jeune créateur se fait suivre à la fois par la Ruche départementale d’entreprises de Beauvois-en-Cambrésis et la BGE de Caudry, sa ville. “Je voulais avoir deux regards, explique-t-il, sur la gestion, le commercial, les ressources humaines… J’ai encore beaucoup à apprendre.“

Petite équipe. Titulaire d’un BTS technico-commercial et d’une licence dans le développement commercial, le jeune homme, avant de créer, a travaillé dans une entreprise faisant notamment du recyclage des palettes en bois. Fin août, son entreprise comptait déjà quatre autres personnes : Thomas Halluin, associé (apporteur d’affaires), Théo (informaticien en phase de recrutement), Jimmy et Marine (apprentis en alternance à Tertia 3000 Valenciennes).

Collecte, tri et remise en état. Son activité, c’est en gros le recyclage et le négoce. “En fait, il y a deux volets. À Belfort, j’ai un fournisseur à la fois pour les cartouches d’encre et toners, prêtes à l’emploi ou à recycler, et pour le matériel informatique et d’impression neuf. Ensuite, on collecte du matériel usagé, y compris consommables et accessoires, auprès de TPE, commerçants, artisans, professions libérales, collectivités locales, grosses entreprises. Soit ce sont des déchets à traiter, soit ils peuvent être remis en état et sur le marché à des prix très bas. Selon le cas, on récupère gratuitement ou on rachète à la tonne.” Son rayon d’action, c’est le grand nord de Paris. “Tout le monde a compris l’importance du recyclage et de la chasse au gaspillage, cela facilite beaucoup de discussions et négociations“, note-t-il au passage.
Revente à bas prix. Que fait-il du matériel ainsi collecté ? L’autre volet de l’entreprise, c’est, après le tri de ce qui marche et de ce qui ne marche plus, la remise en état et la revente. Avec deux catégories de clients : les professionnels (artisans, commerçants, TPE-PME) qui recherchent un matériel d’occasion opérationnel et les particuliers qui n’ont pas les moyens d’investir dans un coûteux matériel. “Notre idée, précise-t-il, c’est de leur permettre d’acquérir un ensemble complet pour moins de 80 euros.“
Si la nécessité de trier et de récupérer a fait son chemin, un constat a également gagné du terrain dans les esprits : celui que le monde marchand − à la logique implacable − a inventé “l’obsolescence programmée” afin d’accélérer artificiellement le renouvellement des machines… La fameuse “fracture numérique” peut donc être réduite, à condition de s’y connaître bien sûr.
Pérenniser, développer et recruter. L’entreprise de Youness Dellemme, dit son jeune créateur, a déjà dépassé largement son prévisionnel. “En quelques semaines, la plate-forme téléphonique a atteint un rythme de 200 appels par jour. À la Ruche, on compte très vite ouvrir un atelier pour développer la partie technique et on se prépare à l’arrivée du marché des imprimantes 3D. Je pense recruter quatre à six personnes avant la fin de l’année. Mais, évidemment, ma première préoccupation, c’est de pérenniser l’entreprise.“