[ARTICLE DE PRESSE] Pourquoi jeter ce qui peut encore servir ?

[ARTICLE DE PRESSE] Pourquoi jeter ce qui peut encore servir ?

[Article sur l’entreprise PrintyColors publié dans le journal ‘ La gazette ‘ et sur www.gazettenpdc.fr]

Youness Dellemme (à droite) et son équipe, telle qu’elle se présentait fin août. De droite à gauche : Jimmy, Marine, Théo (assis) et Thomas.

Youness Dellemme (à droite) et son équipe, telle qu’elle se présentait fin août. De droite à gauche : Jimmy, Marine, Théo (assis) et Thomas.

“Ma motivation me vient de ma mère. Elle ne voulait pas que l’on jette quelque chose qui pouvait encore servir.”

Et aujourd’hui, Youness Dellemme, 25 ans, est président d’une SASU (société par actions simplifiée unipersonnelle), lancée le 1er juillet dernier. Elle s’appelle Printycolors. Afin de mettre toutes les chances de son côté, le jeune créateur se fait suivre à la fois par la Ruche départementale d’entreprises de Beauvois-en-Cambrésis et la BGE de Caudry, sa ville. “Je voulais avoir deux regards, explique-t-il, sur la gestion, le commercial, les ressources humaines… J’ai encore beaucoup à apprendre.“

Petite équipe. Titulaire d’un BTS technico-commercial et d’une licence dans le développement commercial, le jeune homme, avant de créer, a travaillé dans une entreprise faisant notamment du recyclage des palettes en bois. Fin août, son entreprise comptait déjà quatre autres personnes : Thomas Halluin, associé (apporteur d’affaires), Théo (informaticien en phase de recrutement), Jimmy et Marine (apprentis en alternance à Tertia 3000 Valenciennes).

Collecte, tri et remise en état. Son activité, c’est en gros le recyclage et le négoce. “En fait, il y a deux volets. À Belfort, j’ai un fournisseur à la fois pour les cartouches d’encre et toners, prêtes à l’emploi ou à recycler, et pour le matériel informatique et d’impression neuf. Ensuite, on collecte du matériel usagé, y compris consommables et accessoires, auprès de TPE, commerçants, artisans, professions libérales, collectivités locales, grosses entreprises. Soit ce sont des déchets à traiter, soit ils peuvent être remis en état et sur le marché à des prix très bas. Selon le cas, on récupère gratuitement ou on rachète à la tonne.” Son rayon d’action, c’est le grand nord de Paris. “Tout le monde a compris l’importance du recyclage et de la chasse au gaspillage, cela facilite beaucoup de discussions et négociations“, note-t-il au passage.
Revente à bas prix. Que fait-il du matériel ainsi collecté ? L’autre volet de l’entreprise, c’est, après le tri de ce qui marche et de ce qui ne marche plus, la remise en état et la revente. Avec deux catégories de clients : les professionnels (artisans, commerçants, TPE-PME) qui recherchent un matériel d’occasion opérationnel et les particuliers qui n’ont pas les moyens d’investir dans un coûteux matériel. “Notre idée, précise-t-il, c’est de leur permettre d’acquérir un ensemble complet pour moins de 80 euros.“
Si la nécessité de trier et de récupérer a fait son chemin, un constat a également gagné du terrain dans les esprits : celui que le monde marchand − à la logique implacable − a inventé “l’obsolescence programmée” afin d’accélérer artificiellement le renouvellement des machines… La fameuse “fracture numérique” peut donc être réduite, à condition de s’y connaître bien sûr.
Pérenniser, développer et recruter. L’entreprise de Youness Dellemme, dit son jeune créateur, a déjà dépassé largement son prévisionnel. “En quelques semaines, la plate-forme téléphonique a atteint un rythme de 200 appels par jour. À la Ruche, on compte très vite ouvrir un atelier pour développer la partie technique et on se prépare à l’arrivée du marché des imprimantes 3D. Je pense recruter quatre à six personnes avant la fin de l’année. Mais, évidemment, ma première préoccupation, c’est de pérenniser l’entreprise.“

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